Livres
Anciens

Terme certainement trop générique, voire impropre, mais pratique pour évoquer en deux mots une catégorie aussi riche que variée. Tout est livre ancien : un incunable (livre imprimé avant le premier janvier 1501) et un vieux missel, Candide de Voltaire et un Almanach royal, un traité de droit ou une relation de voyage, une vieille histoire de votre ville ou un abécédaire illustré…

Derrière une reliure en veau, dépenaillée ou en bon état, sous une modeste couvrure en vélin souple du XVIIe siècle peuvent se cacher des témoignages intéressants sur une époque, un milieu, une discipline… Mais un « livre ancien » peut tout aussi bien abriter un chef-d’œuvre de Pascal publié sous pseudonyme, une édition originale rare, un roman picaresque méconnu, une recueil poétique tiré à petit nombre, un traité qui a marqué l’histoire des sciences, un opuscule qui a révolutionné la médecine…

Certes, les traités de droit et les ouvrages religieux abondent, et leur intérêt intellectuel et leur valeur vénale sont fort variables : mais les premiers contiennent parfois des passages éclairant un point d’histoire qui les rend infiniment précieux, et les seconds ont parfois été signés par La Fontaine, Corneille ou Tristan L’Hermite. Spécialistes du livre ancien toutes époques confondues, du XVe siècle jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, nous sommes en mesure d’estimer un ouvrage isolé, une collection thématique ou une bibliothèque d’amateur couvrant plusieurs sujets.